2014- 2015

2012- 2013 : L'Europe et ses religions : La question d'un espace postséculier


  • 4 octobre 2012 Jean-Marc FERRY, Droits de l'homme et religions
  • 18 octobre 2012 Jean-Marc FERRY, Référentiel identitaire et justification publique. Face à la disjonction de l'Universel et du Commun, le défi de la sécularisation religieuse >>> Vidéo.
  • 8 novembre 2012 Jean-Marc FERRY, De l'« excommunication » politique des religions à l'insertion du dialogue interreligieux dans un espace postséculier >>> Vidéo.
  • 22 novembre 2012 Jean-Marc FERRY, Expérience religieuse et raison publique.
  • 6 décembre 2012  Emmanuelle DANBLON, Peut-on argumenter la foi ?
  • 13 décembre 2012 Jean-Marc FERRY, Expérience religieuse et raison publique. >>>Vidéo.
  • 17 janvier 2013 Jean-Yves PRANCHERE, Réflexions sur la « catho-laïcité » >>> Vidéo
  • 31 janvier 2013 Philippe PORTIER, Sécularisation et post-sécularisation. Quel diagnostic sur l'époque dans le contexte européen ? >>> Vidéo
  • 7 février 2013 Janie PELABAY, A propos d'une « Europe chrétienne » chez Joseph Weiler: la question de l'« identité européenne » >>> Vidéo
  • 14 février 2013 Tristan STORME, Genèse de la sécularisation en Europe
  • 7 mars 2013 Pierre GISEL, Croyance et modernité séculière
  • 21 mars 2013 Valérie ROSOUX, Lever les contentieux du passé. Réflexions sur le rapport européen à la mémoire et à l'histoire >>> Vidéo
  • 4 avril 2013  Bernard BOURDIN, Le théologico-politique aujourd'hui, un défi à contretemps ? >>> Vidéo
  • 11 avril 2013 Marie AUFFRAY-SEGUETTE, Le religieux contre le politique de Marcel Gauchet >>> Vidéo
  • 18 avril 2013 Xavier DIJON, Le surcroît de la foi sur la raison >>> Vidéo

    Comptes-rendus prochainement en ligne

    2011-2012 : L'Europe face à la crise. Quel modèle économique et social ?

    Leçon n° 1 - Civilité, Légalité, Publicité, 1. Le legs civilisationnel de l'Europe historique. 21.10.11.

    Civilité, Légalité, Publicité. C'est la trinité séculière que l'Europe moderne a mise en exergue, successivement, aux 16e, 17e et 18e siècles, les figures intellectuelles emblématiques, à cet égard, pou-vant être désignées respectivement chez Erasme, Locke et Kant. On peut y voir les trois ingrédients essentiels à l'identité de l'Europe moderne, le socle civilisationnel propre à assurer un lien substantiel entre l'Europe historique et l'Europe politique.
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    Leçon n° 2 - Civilité, Légalité, Publicité, 2. Défis et dilemmes actuels de l'Europe politique. 21.10.11.

    Comment adapter nos économies aux nouvelles données de la concurrence, sans faire de la gouvernance européenne la courroie de transmission d'un gouvernance mondiale néolibérale ? C'est le défi d'une union économique.
    Comment impliquer les religions dans nos espaces politiques sans attenter au neutralisme de la raison publique ? C'est le défi d'une sécularisation religieuse. Comment l'Union peut-elle protéger les synthèses statonationales en son sein sans confisquer la souveraineté à son profit ?
    C'est le défi d'une intégration politique.
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    Leçon n° 3 - L'intégration européenne en débat, 1. Des différenciations déroutantes. 04.11.11.

    La construction européenne fait émerger de nouvelles différenciations : entre citoyenneté et nationalité ; entre peuple et nation ; entre souveraineté et autorité, ainsi qu'entre souveraineté négative et souveraineté positive ; entre État et Constitution ; entre droit international et droit transnational ou cosmopolitique. On parle de « différenciations déroutantes »dans la mesure où elles peuvent déstabiliser les catégories bien établies de la culture publique de nos sociétés. Comment y voir cependant des promesses pour une intégration européenne réussie ?
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    Leçon n° 4 - L'intégration européenne en débat, 2. Pour un rééquilibrage. 04.11.11.

    Intégration horizontale vs. Intégration verticale ; intégration négative vs. Intégration positive ; intégration systémique vs. Intégration politique ; intégration globale vs. Intégration différentielle ; intégration formelle vs. Intégration substantielle... Ces couples d'opposition conceptuelle définissent les pôles entre lesquels le processus européen doit tenter d'établir un équilibre. C'est toute la difficulté, tant théorique que pratique, de déterminer une voie spécifique pour une authentique union politique européenne.
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    Leçon n° 5 - D'un gouvernement économique en zone euro. L'idée d'un « fédéralisme exécutif » : mythes et limites. 02.12.11.

    Le Conseil européen n'est pas politiquement responsable. La Commission manque de légitimité politique et le Parlement européen a un problème de représentativité politique. Cette situation invite à envisager une réorganisation des Pouvoirs publics de l'Union. En outre, le ralliement sur le thème montant du fédéralisme exécutif peut reposer sur un malentendu profond, si certains y voient l'opportunité de mieux transmettre les impératifs de marché aux budgets nationaux, tandis que d'autres y entrevoient la réalisation d'un État fédéral européen. Cette situation invite à poser clairement la problématique du contenu de la politique économique qu'un tel gouvernement engagerait.
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    Leçon n° 6 - Europe : les scénarios de sortie de crise en zone Euro. 16.12.11.

    On propose de mettre en scène la cascade de dilemmes, qui, partant du dilemme premier : ou bien la récession économique, ou bien la crise financière, aboutirait au dilemme ultime, tragique : ou bien la démocratie, ou bien l'Europe. L'enchaînement n'est toutefois fatal que si le premier dilemme n'est pas surmonté. Quelles sont alors les pistes de sortie de crise ? Parmi celles-ci, lesquelles seraient porteuses ? On examine certaines propositions montantes, à cet égard, pour suggérer in fine la voie qui nous semble plus prometteuse.
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    Leçon n° 7 - Approches différentielles de la notion de crise. 03.02.12.

    Une théorie générale des crises a pour tâche de faire droit à des approches concurrentes, lesquelles engagent des déterminations bien différentes de la notion de crise. C'est ainsi que l'on présentera quatre approches distinctes, pour tenter chaque fois un approfondissement systématique : 1) une approche philologique, qui renvoie à un concept archaïque de crise ; 2) une approche dramaturgique, qui renvoie à un concept tragique de crise ; 3) une approche psychologique, qui renvoie à un concept sémiotique de crise ; 4) une approche sociologique, qui renvoie à un concept systémique de crise. C'est en mobilisant concurremment ces quatre approches, que l'on peut envisager un concept exhaustif de la crise européenne potentielle, à la fois comme crise de système et comme crise d'identité.
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    Leçon n° 8 - De la crise de système à la crise d'identité, 1. Cadres théoriques. 17.02.12.

    A la suite de Claus Offe et de Jürgen Habermas on distingue entre quatre grandes tendances à la crise dans les sociétés capitalistes avancées : 1. les tendances à la crise économique ; 2. les tendances à la crise de rationalité ; 3. les tendances à la crise de légitimation ; 4. les tendances à la crise de motivations. On définit d'abord sommairement chacune des quatre tendances séparément, afin d'en dégager le caractère à chaque fois spécifique. C'est l'aspect « statique ». Ensuite, on montre comment ces quatre tendances s'articulent entre elles en un faisceau de propagation - c'est l'aspect dynamique - depuis les tendances à la crise économique jusqu'aux tendances à la crise morale (crise de motivations), en passant par la crise administrative (crise de rationalité) et la crise politique (crise de légitimation).
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    Leçon n° 9 - De la crise de système à la crise d'identité, 2. Modèles critiques 02.03.12.

    Trois modèles critiques pour une approche clinique de nos sociétés :
    1) Jürgen Habermas, pour sa méthodologie des « virtualisations spécifiques »,
    2) David Held, pour sa proposition relative à des « sites » sensibles du point de vue des atteintes possibles à l'autonomie des personnes,
    3) Axel Hon-neth, pour sa systématique des sphères de la reconnaissance et des ressources morales qui leur sont respectivement attachées. Ces approches peuvent-elles éclairer la problématique très actuelle de la crise en zone Euro ? On situera l'explication de cette dernière comme une « application », voire, une contre-épreuve à la théorie.
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    Leçon n° 10 - L'Europe face à la crise. Pour une articulation réfléchie entre efficacité économique et justice politique. 09.03.12.

    La crise européenne en zone euro a un fondement économique et une origine politique. La vision néolibérale, qui domine les états-majors gouvernementaux en Europe comme aux États-Unis, s'appuie sans doute sur le pari d'une nouvelle manne émanant de pays émergents. D'où une incitation à délaisser la demande intérieure au profit d'une « politique de l'offre » et, partant, à programmer, sous nos latitudes, une sortie de la société de consommation en direction de la société de performance. Cette stratégie, qui présuppose une conception déséquilibrée du rapport entre efficacité économique et justice politique, appelle un retour réflexif sur la pensée classique et ses critiques.
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    Leçon n° 11 - Efficacité économique et justice politique. Essai de systématisation. 23.03.12.

    En regard d'une histoire marquée par la pensée de l'Économie politique classique, par sa critique marxiste puis par la révision ou métacritique keynésienne, trois « visions du monde », rétrospective-ment se laissent reconstruire comme des modèles imaginaires de l'ordre social : modèle d'un ordre spontané ou imaginaire d'un ordre naturel ; modèle d'un ordre administré ou imaginaire d'un ordre planifié ; modèle d'un ordre négocié ou imaginaire d'un ordre concerté. Ces trois modèles organisent chacun une conception originale de l'efficacité économique, de la justice politique, et du rapport entre efficacité économique et justice politique. On tâchera de reconstruire cette conception propre à chacun des trois imaginaires, pour en marquer ensuite les limitations respectives.
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    Leçon n° 12 - Pour un socle social européen. Expliciter le lien entre l'économique et le social. 30.03.12.

    L'idée d'un socle social européen, qui se profile peut-être en pointillés avec le Cadre Financier Pluriannuel (2014-2020), relève d'une double justification : d'une part, une justification circonstancielle. C'est le déficit, voire la crise actuelle de légitimation du projet européen. D'autre part, une justification principielle qui engage à reconsidérer nos conceptions fondamentales en matière de justice politique. Plutôt, en effet, que de poursuivre ex post une égalité des conditions ou des chances entre les sociétaires, il s'agirait plutôt d'assurer à ceux-ci ex ante le socle des capacités qui puissent les prémunir également de la grande précarité.
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    Leçon n° 13 - Crise du Welfare et critique du Workfare. 06.04.12.

    « État social actif », c'est l'appellation européenne soft du Workfare State américain. Dans les deux cas, il y va d'une attaque en règle contre le Welfare State ou État social aujourd'hui stigmatisé comme « passif », car il est censé favoriser « l'assistanat ». La force idéologique de cette nouvelle orientation parvient à réaliser l'unité d'un front du centre, qui se veut réaliste, car il peut s'appuyer sur les limites techniques du système redistributif. On tente d'élucider la crise affectant l'ensemble des symboles qui ont historiquement contribué à composer l'imaginaire de l'État social. Les réponses néolibérales et néosocialistes à cette crise appellent une critique qui trouve son prolongement dans une défense du principe d'inconditionnalité, en ce qui concerne le droit à un revenu de base universel.
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    Leçon n° 14 - La déconnexion de l'économique et du social. 13.04.12.

    Jusque dans les années soixante-dix on pouvait valablement raisonner en termes d'économie nationale. L'emploi national restait lié à la production nationale, et les États nationaux maintenaient leur souveraineté sur la création monétaire, la politique budgétaire, les taux d'intérêt. Or, aujourd'hui, cet ensemble favorable à l'intégration sociale par l'économie s'est effondré de façon relativement brutale. La production intérieure s'automatise ; la production nationale se délocalise. Ce sont les raisons principales pour lesquelles s'est relâché le lien jadis positif entre la croissance de la production et l'augmentation de l'emploi. Pour réagir à cette déconnexion tendancielle de l'économique et du social, l'instauration d'un Revenu Primaire Inconditionnel (RPI) peut se prévaloir d'une fonctionnalité évidente, tout en favorisant l'émergence d'un secteur « quaternaire » d'activités non mécanisables.
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